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Andrée Renard | Monique Blaise | ||
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AMUNDSEN ROALD (1872-1928)
Explorateur norvégien. Fils
d’un petit armateur, Roald Amundsen se destine d’abord à la médecine avant
d’être saisi d’une vocation irrésistible pour l’exploration polaire. En
1893, il s’engage comme simple matelot sur un phoquier et, de 1897 à 1899, il
participe à l’expédition antarctique d’Adrien de Gerlache en qualité de
second du Belgica . Sa carrière d’explorateur s’ordonne autour de
trois grandes réalisations: le forcement du passage du Nord-Ouest, la conquête
du pôle Sud et la première liaison aérienne Europe-Amérique par le pôle.
Nordenskjöld avait ouvert le
passage du Nord-Est (1878-1879), Amundsen se consacre à celui du Nord-Ouest. Il
achète le Gjöa , un vieux mais solide phoquier de vingt-deux mètres de
long, monté par six hommes d’équipage et transportant pour cinq ans de
vivres. Le 17 juin 1903, il part de Christiania (l’actuelle Oslo) et
s’insinue le long de la côte canadienne jusqu’au rivage sud de l’île du
Roi-Guillaume, où il hiverne pendant deux ans (9 sept. 1903-12 août 1905),
profitant de ce long arrêt pour étudier le pôle magnétique Nord. Poursuivant
sa route vers l’ouest, il hiverne de nouveau à King Point, près de
l’embouchure du Mackensie (1905-1906). Enfin, le 30 août 1906, il pénètre
dans le port de Nome (Alaska), sa mission accomplie.
Il pense alors à s’attaquer
au pôle Nord, mais le succès de Peary en 1909 l’oblige à changer
d’objectif. Il obtient de Nansen qu’il lui confie le Fram et commence
les préparatifs minutieux d’une expédition vers le pôle Sud, sur laquelle
il garde un secret absolu qui ne sera levé qu’à l’escale de Madère. Parti
de Norvège le 9 août 1910, il jette l’ancre dans la baie des Baleines (mer
de Ross), où il installe son camp de base qu’il baptise Framheim en janvier
1911. La majeure partie de l’année se passe en travaux d’aménagement,
reconnaissances et installation de dépôts de vivres. Le 19 octobre, Amundsen
se lance à l’assaut du pôle avec quatre hommes, cinquante-deux chiens et
quatre traîneaux, engageant une dramatique course de vitesse avec le commandant
Scott. Il touche au but le 14 décembre 1911, battant son concurrent britannique
qui n’atteindra le pôle que le 18 janvier 1912, avant de périr sur le chemin
du retour.
Après la Première Guerre
mondiale, aidé financièrement par le milliardaire américain Ellworth, il
s’intéresse au survol du pôle Nord par l’avion et le dirigeable. Une première
tentative, réalisée avec deux hydravions, échoue en 1925. Il recommence
l’année suivante à bord du dirigeable Norge , piloté par l’Italien
Nobile: s’il est devancé au pôle par l’avion de Byrd (9 mai pour l’un,
12 mai pour l’autre), il réalise la première liaison sans escale entre le
Spitzberg et l’Alaska (10-13 mai 1926), ouvrant ainsi la voie à la navigation
aérienne transpolaire.
En juin 1928, à l’annonce de
la catastrophe du dirigeable Italia , Amundsen part à la recherche de
Nobile et de ses compagnons à bord de l’hydravion Latham-47 du
capitaine de corvette français Guilbaud, qui se perd corps et biens au-dessus
de la mer de Barents le 18 juin 1928.
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